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Ombre

Des heures, des mois, des années de travail invisible, de grains de sable qui s’écoulent, de silence, de doutes, de gestes répétés dans l’ombre… chiaroscuro… et de lenteur… un mot qui ne se vend pas bien en ces temps… alors oui je suis d’une lenteur abyssale travaillant au rythme effréné d’une tortue… !…

Avant ! En ces époques d’ateliers, ces bottegas de Florence, Venise ou Rome où chacun répétait un geste sans être poussé par l’accélération du temps au service de l’intelligence numérique… juste le geste précis et surtout pas artificiel… les doutes aussi et le rendu du glacis d’une peau presque palpable, vibrante … donnait toute la lumière d’une journée resplendissante… alors comme le saumon qui remonte le courant de la rivière espérant de surcroît échapper aux griffes d’un grizzly très gourmand, le « data poilu » de notre temps moderne dévorant tout sur son passage… j’aspire à dessiner jour après jour pour terminer des centaines d’illustrations… puis d’autres encore mais chaque chose trait par trait, l’une après l’autre, doucement.

Refuser la précipitation du monde.

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Petite fable de la vallée n°2 ou l’eau, les bateaux, les châteaux…

Come back sur : Petite fable de la vallée ( article écrit il y a quelques temps à lire ou relire sur le lien en vert !… ) où les eaux de toutes les mers font accoster des bateaux venus du monde entier aux pieds des châteaux, eux-mêmes construits par des géants… oui nous sommes dans une fable…!!…Voici donc quelques exemples de formats courts d’huiles sur bois que j’ai déjà présentés sur les réseaux, d’autres sont en court de création et seront bientôt en vente dans la boutique : en versions bois peints ou aquarelles sur papier … histoire à suivre !

En cours de travail toujours sur ce thème qui me poursuit intitulé : « L’arrivée. » © … mais ici très grand format sur une structure bois sur 4 panneaux entièrement réalisée à l’atelier.

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Automne

« Des marques silencieuses se mettaient à éclore une à une sur son corps, oui sans bruit les feuilles tombaient, criant dans le soleil pâle du jour naissant, le rouge, l’orange et le brun cavalaient bruyamment pour répandre sur l’horizon un trait de la couleur du sang … l’automne dans sa splendeur appelait les lumières d’hiver qui déjà se préparaient à entrer en scène. Il rassembla ses forces et s’enveloppa d’un fin voile de lin, de coton et de chanvre au parfum de myrrhe pour garder en lui toute la chaleur du soleil d’été. Flamboyance. Et le feu automnale, soudain explosa. » Carnet V, extrait # Valka