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Lunaire

 

Dans la plénitude de son être plus rien ne semblait la relier à la société.
Elle était assise devant le lac.
Sur la berge soudain une lumière blanche, diffuse, recouvrit le matin frais.
Les vapeurs des brumes fondirent  sur les arbres.
La lune de la nuit, ronde, ne partit pas avec le jour.
Ce fut le premier matin lunaire.
Ils l’attendaient, elle le savait…ils voulaient son âme, elle le savait aussi.
Une espèce de lassitude l’envahissait.
Combattre.
Retrouver l’état guerrier.
Ne pas s’endormir.
Vivre.
Novembre 2019

 

FemmeFaucon © Valkä. Encre et huile. Toile suspendue 210 x 110 cm.