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“Lorsque les femmes…”

TORPEUR ET CANICULE

“Lorsque les femmes lascivement s’assirent sur les marches de la place, dans la chaleur normale de cette terre antique et ancestrale… et que, sans autre artifice que leurs corps au repos elles se mirent à chantonner et discuter, accompagnées d’une légère brise saline, fidèle amie… le temps s’arrêta. Le soleil brûlant d’été, comme toujours est, dansait avec elles, et dans un dessin parfait s’amusait à projeter l’ombre de leur corps sur le sol dallé de ces marches qui mènent au paradis des senteurs d’oranger et de thym. Puis, soudain, elles se levèrent pour rejoindre la mer.”

 

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Le cri

Il est tout petit, il fait 13 x 13 cm mais il crie. Je le “balance” ici car j’avais envie de l’entendre à nouveau. Je trouve qu’il est d’actualité. Oui ! il pourrait être dans l’idée de Munch bien qu’aux moments des faits, 2015, il a été peint dans un hurlement soudain et nécessaire sans aucune pensée “Munchéenne”… c’est après coup toujours et finalement que l’on peut chercher à “analyser” le travail spontané. L’instant. Le présent.

Artistiquement vôtre.

Valkä

PS : Pensée brute.

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Playing with sketches…

Dans la taverne du port…

Avant de prendre la mer..

Il s’imprègne encore un peu des sons produits par ceux qui jamais ne quittent la terre ferme. Ces sons si familiers, des verres, des tasses, des couverts qui s’entrechoquent et se fondent dans le brouhaha des voix, ces sons qui jamais ne connaîtront cette sensation d’être au dessus du gouffre. Le gouffre des profondeurs. Le marin appuyé au comptoir plonge ses pensées dans le noir du café puis le porte à ses lèvres, doucement, chaque gorgée absorbée le rapproche des flots, le rapproche des grands silences étourdissants de ces étendues d’eau à perte de vue qui jamais ne s’arrêtent. Pas de terre, ni de côtes à l’horizon… que l’immensité liquide, humide, brûlante, salée, glacée… terrifiante. Et pourtant, il faut y retourner. Il pose sa tasse, paye et se lève, saluant silencieusement ceux qui savent et sort. L’air marin du petit matin pique son visage… et maintenant quittons la terre.

Valkä, 6 nov 2021

“Contes des étendues bleues.”

Dessin 2021 © Valka Remorqueur et visiteurs...
Dessin 2021 © Valka “Remorqueur et visiteurs…”
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Concertation

Concertation sur les quais.  Les mats des navires, amarrés, se balancent au gré du vent venu du large dans un cliquetis régulier, répétitif. Les hommes regardent et attendent.  Les drapés de leurs coiffes volent par saccades autour de leur visage. Ils parlent maintenant. Un peu. Les cris des goélands viennent parfois couvrir leurs voix. Les gréements grincent encore comme cherchant à quitter le port.

 

Fresque sur panneau de bois.